Les âmes vagabondes de Stephenie Meyer

Il faut que j’évoque l’une de mes dernières lectures, le « livre de la honte », acheté en catimini à Auch*n entre mon kilo de pommes et mon nouveau déo. Il me faisait de l’œil depuis quelques temps avec tout le battage médiatique autour de son adaptation cinématographique, mais le côté littérature jeunesse pour midinette me freinait pas mal.

Et puis, j’ai cédé… Pour Les âmes vagabondes donc… et franchement, si j’avais pu m’abstenir…

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Le pitch ?

La Terre est envahie. L’humanité est en danger. Nos corps restent les mêmes, mais nos esprits sont contrôlés. Mélanie Stryder vient d’être capturée. Elle refuse cependant de laisser place à l’être qui tente de la posséder. Quelque part, caché dans le désert, il y a un homme qu’elle ne peut pas oublier. L’amour pourra-t-elle la sauver ?

Oui bon, lu comme çà, çà sent un peu la guimauve et préjuge d’une mauvaise littérature jeunesse.

Bon bah, je confirme qu’il y a beaucoup de çà et que le trip Stephenie Meyer, ce n’est pas trop ma came, non pas que ce soit écrit (ou traduit) avec les pieds… encore que….  mais c’est drôlement limité : une bonne idée de SF mais qui ne va pas au bout des choses, des bons sentiments, un triangle (quatuor ?) amoureux, des vampir… ah non, c’est pas dans celui-là…

Je reste assez mitigée sur cette lecture, l’idée de départ était tellement alléchante, les humains « possédés » par une espèce extra terrestre, une invasion, une guerre, un bastion d’humains rebelles et au final, schplouffff, un soufflé qui s’écroule complètement.

Pourtant, le conflit entre l’hôte résistant et son parasite aurait pu être super intéressant. Mais l’intrigue se concentre surtout sur l’éternel dilemme amoureux : quel prétendant choisir ? Jared qui incarne la passion ou Ian la douceur et l’ouverture d’esprit ? Enfin, parler de « passion » est un peu fort. Car oui, les regards sont enflammés, les baisers et les étreintes ardents et bien… c’est tout. On ne peut pas vraiment dire que Les âmes vagabondes soit un roman hot saucisse, celà reste très chaste. Là où dans des films de SF, les bastions de rebelles humains luttant pour leur survie s’en donnent à cœur joie niveau sexe (exemple : Matrix), ici, no way, point de parties de jambes en l’air.

Alors oui, même si je l’ai lu jusqu’au bout pour savoir comment çà allait finir (alors que la fin était quand même hautement prévisible…), j’ai juste eu envie de balancer ce livre au feu, car Dieu que c’est looooooooong et (pardon) chi***********nt au possible !!

Donc voilà, il existe de très bons titres de littérature jeunesse (par exemple Hunger Games pour ne citer que lui) mais celui-ci n’en fait pas vraiment partie.

Note : *****