Ces neufs mois-là de Myriam Szejer

« Une approche psychanalytique de la grossesse et de la naissance »

Ces 9 mois la

En tant que spectatrice assidue de l’émission Les Maternelles sur France 5 durant ma grossesse, voici l’une des bibles recommandées par Nathalie Le Breton… Par chance, ma sage femme l’ayant à disposition dans sa bibliothèque, j’ai pu me le procurer gracieusement et me faire ma propre idée.

Petit point sur la 4ème de couverture ?

Accompagner dans leur aventure les femmes enceintes, mettre en commun leur expérience de psychanalyste pédopsychiatre et de gynécologue accoucheur, telle est la démarche entreprise par les auteurs.

Pour qu’un enfant naisse, il faut être trois, disent-ils : le père, la mère et l’enfant. Sans ces 3 désirs, il n’y aurait pas de naissance. Mais ces désirs sont souvent porteurs d’ambivalences, d’angoisses, comme ils sont porteurs d’espoirs. Ils sont liés à l’histoire de chacun, au passé familial, au lien à la mère, à l’attitude du père. Cette aventure va du projet d’enfant à la gestation, de la naissance à ce qu’on appelle aujourd’hui le baby-blues (la dépression du post-partum).

On trouvera ici une riche moisson de réflexions et d’observations susceptibles de fournir aux mères des repères rassurants et de mieux les aider à accoucher d’elles-mêmes en même temps qu’à mettre au monde leur enfant, à ne pas se sentir coupables de « pensées parasites » qui les troublent et qui sont partagées par presque toutes les mères.

Ici, il ne s’agit pas du classique guide usuel de la grossesse expliquant son déroulement à travers les différentes étapes biologiques et physiologiques, semaine après semaine. C’est une approche plus théorique accordant une place centrale à l’aspect psychologique, pour ne pas dire psychanalytique, quand les réponses biologiques sont insuffisantes, tant sur le plan de la conception (ou de la stérilité), de la grossesse (ou déni de grossesse), de l’accouchement puis des suites de couches (avec notamment le baby blues).

L’analyse débute avant la grossesse en elle même en évoquant l’importance du passé de la mère et du père et de son impact sur leur devenir et leur positionnement en tant que parents. Il aborde ensuite la notion de « préhistoire » de l’enfant qui grandit dans un bain de langage et se construit en partie sur tout ce qui a été dit sur / de lui avant et depuis sa conception.

Le livre cherche à aborder la plupart des désirs, des ambivalences, des craintes et des doutes inhérents à la grossesse aussi bien chez la mère, mais aussi du côté du père. L’auteur souligne également les écarts entre le suivi médical et de ses protocoles généralistes vs les besoins et l’affect des parents.

Bien que le texte soit un peu plus ardu que les romans que je lis d’habitude, çà ne fait pas de mal de renouer avec des lectures plus théoriques.

Note : *****

Faut-il ou non dévoiler la fin des livres ?

end

Voilà une question que je me pose à chaque fois que j’évoque un livre. Jusqu’où donner son avis, ce que l’on a aimé ou non dans un livre, sans trop en révéler ?

Personnellement, j’enrage devant ces 4èmes de couvertures qui résument les 3/4 d’une intrigue, mais en même temps, n’est-ce pas aussi pour celà que j’achète le livre ? Parce que le déroulement annoncé me plait d’avance ?

J’ai pris le parti de ne pas révéler la fin. Raconter quelques passages drôles ou importants, en dire un peu sur l’avancement de l’intrigue, pourquoi pas pour donner la tonalité du livre, ok, mais dire carrément la chute, non, non, non… il faut garder une part de mystère D’autant que, pour ma part, je n’aimerai pas que la fin me soit révélée directement, autant ne pas lire le livre…