Du domaine des Murmures de Carole Martinez

domaine murmures

Retrouvez cette chronique sur mon nouveau blog La Bouquineuse Anonyme, Du domaine des murmures de Carole Martinez

Publicités

Un avion sans elle de Michel Bussi

Voici un livre que j’avais de nombreuses fois vu en rayon, pris puis reposé et finalement repris en me disant que çà ferait une très bonne lecture de vacances !

avion sans elle

Ce qu’en dit la 4ème de couverture ?

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Et bien, petite surprise pour moi qui n’avait pas lu le résumé en entier (je m’étais arrêtée à chaque fois aux 2 familles qui se disputent), il s’agit avant tout d’un polar, un genre que je n’avais plus trop lu depuis quelques années.  Lire la suite

Une place à prendre de J.K Rowling

Voici un livre que j’avais reçu à Noël dernier et que j’ai enfin pu lire :

place prendre

A vrai dire, je découvre J.K Rowling, n’étant pas vraiment familière de la saga Harry Potter, en dehors des adaptations cinématographiques (sachant que je n’ai pas vu tous les films et parfois dans le désordre… )

Alors quid de ce livre ?

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…

Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes se révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Bon j’avoue que j’ai été assez décontenancée par le contenu de ce livre. Je m’attendais à un récit nettement plus comique où l’humour anglais ferait mouche à chaque réplique, un peu dans la même veine que le film Joyeuses Funérailles… et bien, pas du tout.

A vrai dire, ce livre m’a filé un peu le bourdon. Sur la 4ème de couverture, mes yeux avaient un peu glissés devant le terme « tragédie », et pourtant, c’est bien çà, alors que j’étais plus partie sur une comédie dramatique.

Pagford est une commune coquette, voisine de la cité miteuse des Champs de Yarvil, chacune regorgeant de sordides histoires de famille. Tromperies, adoption, viol, inceste, père de famille violent qui tabasse femme et enfants… de lourds secrets qui vont être révélés suite au décès d’un notable, Barry Fairbrother, personnalité à la fois aimée et décriée par la communauté.

On suit la vie des différentes familles de Pagford et de la cité des champs, qu’il s’agisse des parents, grands parents ou encore des enfants adolescents qui fréquentent le même établissement scolaire.

Une histoire qui montre qu’on ne connait pas totalement ses voisins, notamment ce qui se passe dans chaque foyer une fois les portes et volets fermés.

Alors oui, c’est très bien écrit, l’histoire tient bien la route, mais c’était tellement loin et sombre de ce à quoi je m’attendais, que je ne sais pas si je le conseillerai à mes proches.

Note : *****

Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

Voici un titre que j’avais mis dans ma liste de livres depuis bien longtemps (au même titre que Moby Dick et Belle du seigneur que j’essaierai de lire un jour…) et que j’ai trouvé par hasard au détour d’un rayon de la Fn*c.

bucher vanités

Quelle est l’histoire ?

Et bien cela change, mais je me suis lancée dans ce livre, sans trop savoir de quoi tout cela retournait, vu qu’il n’y avait pas de résumé, juste des critiques très élogieuses sur le caractère indispensable de l’ouvrage.

On suit la descente aux enfers du personnage de Sherman McCoy, un trader de Wall Street qui vit sur Park Avenue et se prend un peu pour le nombril du monde. Tellement, qu’il s’est d’ailleurs auto proclamé « Maître de l’Univers », vu qu’il brasse des millions de dollars quotidiennement. Sherman trompe sa femme avec la magnifique et impétueuse Maria, jeunette arriviste mariée à un vieux riche libidineux Arthur Ruskin. Mais un jour, en ramenant sa maitresse de l’aéroport, le couple adultère se perd dans le Bronx avec sa grosse Mercedes et renverse un jeune noir. Paniqués à l’idée d’être agressés et dépouillés dans ce quartier mal famé, les 2 compères prennent la fuite.

Voilà le point de départ d’où vont converger les destinées des différents protagonistes de l’histoire. Car cet accident va être instrumentalisé pour servir les desseins des politiques en place. Sur fond de ré-élections, de jeux de pouvoir et d’argent, Sherman McCoy va voir sa douce existence se désintégrer, le tout savamment orchestré par la presse et les médias.

On suivra ainsi Peter Fallow, journaliste mondain en perte de vitesse et qui a sombré dans l’alcoolisme, prendre cette affaire à bras le corps et déclencher une vraie vindicte journalistique, sous la houlette de personnages plus influents que lui. De même, Larry Kramer, un substitut du procureur aigri et frustré de travailler dans le Bronx tout en vivant dans un clapier de Manhattan, aura une large place dans l’histoire. Envieux de la richesse qu’il entrevoit mais dont il ne profite pas dans son quartier, il tentera lui aussi de combattre son complexe d’infériorité en se démenant à la barre pour faire plonger Sherman McCoy.

Sur fond de brassage multi ethnique, de racisme latent, d’écarts de classes sociales, ce livre se veut dense et foisonnant et dresse un portrait sans concession du New York des années 80 – 90. Il pointe également les travers de la machine judiciaire, véritable broyeur humain, notamment quand il y  a de gros enjeux médiatiques et politiques.

Mais çà a mis tellement de temps à démarrer (pour tout dire, je l’ai traîné sur plusieurs semaines et n’ai vraiment accroché que vers la 350ème page) que je vais surement le remiser au fond de ma bibliothèque…

Note : *****

T’as le blues, baby ? de Alessandra Sublet

Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les émissions de France 5 ?? Après Les Maternelles, c’est aussi le grand kif pour C à vous, l’émission présentée par Alessandra Sublet. J’aime sa fraîcheur, j’aime sa gouaille, j’aime qu’elle assume de dire parfois des énormités mille fois plus grosses qu’elle.

Alors, quand j’ai vu qu’elle avait écrit un livre sur le baby blues, ni une, ni deux, je me suis jetée dessus comme la pauvreté sur le monde.

Blues baby

Le résumé ?

A bien y réfléchir, je pense que mon baby blues a commencé avant même la naissance de ma fille. Devant un étalage de pommes très exactement. A un moment, tu ne sais pas pourquoi, tu commences à te prendre la tête pour des trucs complètement débiles. Ce jour-là, on était au supermarché et mon homme n’avait pas choisi les bonnes pommes. Ce n’était pas les pommes que je voulais. Et je me suis mise à pleurer comme une madeleine. Mais après l’accouchement, en retrouvant le sommeil et ma ligne, enfin familiarisée avec les gestes et toute cette logistique compliquée de la parfaite jeune maman, je pensais le baby blues chassé à jamais. le me disais que voilà, ça avait été un moment difficile à passer et qu’à présent, j’allais à nouveau croquer la vie à pleines dents. Tu parles !

Alors une bonne idée d’avoir cédé aux sirènes du marketing ?

Et bien, pour une fois, OUI !! Le livre correspond exactement à ce que j’attendais : du perso, du parlé vrai, sans langue de bois, sans embellissement stylistique ou narratif. Quand on lit le livre, on a l’impression que c’est Alessandra qui nous parle en face en face et çà fait du bien !

Les anecdotes narrant la découverte du +++ après de multiples tests de grossesse ou encore l’épisode des visites sans fin à la maternité après l’arrivée de bébé sont de vrais miroirs. Cette femme, cette maman complètement chamboulée, c’est nous !

L’auteure parle de son baby-blues sans faux semblant et n’hésite pas mouiller le maillot en racontant des épisodes peu glorieux, ses sentiments ambigus et ses instants de loose où elle est complètement paumée avec l’arrivée de sa fille.

Chaque mot est une délectation, j’ai savouré et aimé les différents passages du livre avec tantôt une pointe de nostalgie, d’amusement ou cette impression de lire ce que j’avais vécu moi même avec la naissance de ma 1ère.

Vraiment, c’est un petit livre que je conseille à toutes les mamans durant leur grossesse, qui pourra peut être les aider à déculpabiliser ou prendre un peu de recul dans les moments un peu critiques. Pour dire, je pense que je le relirai avant d’accoucher.

Car oui, c’est un livre qui se lit assez rapidement tout de même. Pas que je m’attendais à ce que çà me tienne une semaine, mais le gros reproche de cet ouvrage, c’est son format avec une mise en page ultra aérée, on compte une page blanche pour une page écrite, le corps de texte est hyper gros. La 1ère fois que je l’ai feuilleté, j’ai eu l’impression d’un gros vide et de m’être faite un peu pigeonnée compte tenu du prix (18 euros tout de même)… Alors qu’avec une meilleure mise en page, on aurait pu le réduire à une taille plus adaptée, et du coup, diminuer son prix… Mais je pense que c’est un choix davantage imputable à l’éditeur qu’à l’auteure.

Note :  *****