Lecture et congé parental

J’aurai pu appeler ce post « Lecture et congé parental ou la disette intellectuelle ». Depuis que je suis en congé parental (CP de son petit nom), ma passion pour les livres et plus largement, pour la lecture, est un peu mise entre parenthèses. Ce qui peut sembler paradoxal puisque, comme me disait dernièrement une amie : « Mais toi, t’as le temps, tu ne travailles pas, t’es en congé parental ». La pouf.

Oui, mais en fait, non.

Car, il y a un inconvénient majeur au congé parental : l’absence totale de temps libre. Finis les moments de calme et de solitude où tu peux t’enquiller magazine sur magazine, feuilleter un journal de bout en bout, lire un chapitre ENTIER sans être interrompue 2 fois par page. Avec le CP, tu vis au rythme de tes enfants et non plus selon tes envies. Et çà, c’est un peu le deuxième effet kiss cool.

Même si tu ne travailles plus, que tu n’as plus de patron qui te pourrit la vie, ni de coups de stress à cause de deadlines intenables, de réunions interminables, de courses effrénées dans les transports en commun pour arriver à l’heure, avec le CP, tu subis le joug d’une autre forme de tyrannie : tes gosses. Et ce, de leurs levers (7h) à leurs couchers (20h dans les meilleurs jours, oui je sais, je suis une vraie quiche niveau organisation). A la faveur d’une sieste, tu peux parfois t’octroyer une petite pause (= un temps pour ranger tout le foin qu’ils ont mis partout).

De ma vie de trentenaire, je crois que je n’ai jamais eu aussi peu de temps libre. Et force est donc de constater que je lis beaucoup moins.
D’abord, quantitativement : Bye, bye, les bouquins expédiés en 2-3 jours avec mes longs trajets en train, maintenant, quand j’arrive à lire un livre par mois, j’ai les larmes aux yeux de bonheur. Lire la suite

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