Avant j’avais une vie, maintenant j’ai des enfants de Candice Kornberg Anzel

avant vie maintenant enfants

Pour rester dans le thème « Nos enfants, ces relous du quotidien qu’on aime quand même », voici un petit livre plein d’humour, acheté sur un coup de tête (après une intense journée passée à brailler comme une sorcière sur ma marmaille championne en filouteries).

Le pitch ?

Femmes enceintes, futurs papas, jeunes parents débordés, parents d’ado ou rands-parents gagas ? Ce livre est fait pour vous – enfin si vous avez de l’humour et de l’autodérision… car dans cette fresque familiale, tout le monde a le droit à son coup de pinceau !

Des interviews loufoques aux questions (presque) existentielles de parents, en passant par des lettres ouvertes de trentenaires ou encore le classement des arnaques de mômes, voici une balade de chroniques décalées en billets décapants. Un panorama de la vie de famille surprenant, réjouissant et toujours attendrissant…
Vous vous y reconnaîtrez forcément !

De l’interview de Oui-Oui ou de Doudou Lapinou aux phrases cultes que l’on répète 100 fois par jour ou au traducteur d’expressions maternelles, le livre se veut volontairement déculpabilisant, et çà, pour la vraie mère indigne que je suis, c’était carrément ce dont j’avais besoin…

L’auteure, qui fait preuve de beaucoup d’autodérision il est vrai, a également sollicité la plume d’autres blogueurs « parents » ainsi que les commentaires de ses propres lectrices et lecteurs.

Si tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment et se sentir moins seul en tant que parent débordé (et un peu désabusé dans mon cas), je ne pense pas que je conseillerai le livre à une copine. Pourquoi ? Parce qu’il y a un petit quelque chose qui manquait pour me laisser embarquer totalement. C’est très drôle par moments, mais c’est aussi parfois beaucoup moins bien croqué avec des chroniques ou des billets d’humeur un peu caricaturaux sur l’art de la parentalité et la vie avant/après enfants. Alors peut être est-ce parce que le livre se lit plutôt comme un blog, avec des jours où l’on est plus inspiré que d’autres… je ne sais pas.

D’autant que je suis plutôt bonne cliente de ce genre de livres… J’avais adoré L’Antiguide de la mode de Charlotte Moreau, dont la plume était un peu plus enlevée et mordante… Peut-être était ce petit plus qui manquait ici ?

Je suis d’autant plus mitigée qu’il y a des chroniques vraiment funs et bien senties telles que La véritable histoire de Babar qui raconte comment le célèbre éléphant a escroqué la vieille dame (qui apparemment souffrait d’Alzheimer ce qui éclaircirait beaucoup de choses selon moi) ou la comparaison entre la crise de la trentaine et celle du terrible two qui montre que les parents ne supportent pas beaucoup mieux la frustration que leurs bambins.

Un avis plutôt en demi-teinte donc…

Note : *****

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13 à table ! Collectif au profit des Restos du coeur

 13 a table restos

Pioufff… Des semaines, que dis-je ! Des mois que ce pauvre blog est laissé à l’abandon et croupit sous une abondante couche de poussière. « Liberté d’expression j’écris ton nom » que je scandais dans mon dernier post, encore faudrait-il prendre le temps de se saisir de son clavier…

Et pour vous parler de quoi en plus ? D’un petit livre qui n’est pas vraiment le dernier Goncourt, mais qui n’est tout de même pas complètement dénué de qualités.

13 à table ! donc, un petit recueil de nouvelles écrites par des auteurs très connus (et gros vendeurs) au profit des Restos du cœur. Alors oui, c’est hyper marketing, mais en même temps, c’est bien le but avoué. Mais c’est aussi une bonne occasion (au delà de la BA en elle-même) de découvrir de nouveaux auteurs (« nouveaux » dans le sens où l’on n’a pas forcément lu quelque chose d’eux). 13 plumes écrivant chacune une nouvelle sur le thème de la table / du repas. Et l’avantage de la nouvelle, c’est qu’en une vingtaine de pages, on peut se faire une idée du style et de l’univers de l’auteur, sans devoir se coltiner 500 pages barbantes.

Et la 4ème de couv dans tout çà ?

13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

13 repas à déguster sans modération, alors à table !

Pour être franche, l’ensemble est assez inégal. Certains auteurs n’ont pas tout a fait joué le jeu sur le thème du repas,  je pense notamment aux nouvelles de Guillaume Musso et de Marc Levy. Bon, je sais qu’il est de bon ton de cracher sur le dos de Marc Levy en disant qu’il écrit de la soupe, mais il a tellement sauvé mes interminables trajets Paris-Limoges quand j’étais étudiante, que je ne peux définitivement pas dire du mal de ses livres. A l’époque, ses écrits répondaient à ce que je cherchais : un shoot de comédie romantique avec une légère intrigue, de bons sentiments et une fin plaisante. Mais là, même si en soi, sa nouvelle sur le conflit au proche-orient est bien faite, elle est un peu à part dans ce recueil.

Françoise Bourdin, Olympe et Tatan : Je ne connaissais pas du tout cette auteure, qui pourtant trône en bonne place dans la bibliothèque de Belle Maman. Repas de Noel qui réunit pour la seule fois de l’année, les membres d’une famille qui se détestent cordialement. Bon, ce n’était pas ma préférée, pas trop ma tasse de thé.

Maxime Chattam, Maligne : Maître incontesté de l’horreur, je ne connaissais pas du tout son style et, finalement, j’aime beaucoup. Un homme obèse va se confier à un psy car il pense être possédé par la nourriture depuis qu’il a avalé une friandise en forme de petit diablotin. C’est frissonnant et glaçant à souhait. Mais je me demande si le style très noir de l’auteur n’a été un peu bridé pour plaire au plus grand nombre…

Alexandra Lapierre, Nulle, nullissime en cuisine ! : Une femme nulle de chez nulle en cuisine se retrouve dans une situation assez rocambolesque à cuisiner pour le patron de son mari. C’est assez drôle avec une fin carrément tirée par les cheveux, mais l’auteure doit être agréable à lire sur un roman.

Agnès Ledig, Un petit morceau de pain : Un petit garçon, dont la mère célibataire lui donne une éducation assez stricte, se voit offrir une petit morceau de pain dans la rue par un inconnu. Sa vie ainsi que celle de sa mère vont être bouleversées par cet homme généreux et ce fameux petit morceau de pain. Une nouvelle qui se lit bien, mais que j’ai trouvé un poil fade…

Gilles Legardinier, Mange le dessert d’abord : Pas vraiment une nouvelle, mais plutôt des anecdotes personnelles racontées par l’auteur. Le récit est plutôt drôle. J’ai entendu beaucoup de bien de ses livres, à voir, car là, c’est difficile de se faire une idée…

Pierre Lemaître, Une initiative : Un octogénaire veuf invite sur un coup de tête, sa nièce et ses enfants à dîner. Mais ce n’est qu’après coup qu’il se rend compte de la difficulté de mettre en place ce repas, lui même étant peu habitué à se faire à manger.

Guillaume Musso, Fantôme : Une femme policier sur le point de mourir pourchasse le fantôme d’un jeune médecin assassiné ! Intrigue policière avec une fin coup de poing, un peu éloignée du thème du repas cependant…

Jean-Marie Perrier, Jules et Jim : Jules, qui a bien réussi sa vie et qui frime pas mal, invite le temps d’une soirée ses amis, dont Jim, un ami de jeunesse avec lequel il est en froid depuis plusieurs années. Là aussi, je ne connaissais pas cet auteur. C’est parfois un peu redondant mais pas déplaisant.

Tatiana de Rosnay, Le Parfait : j’aime beaucoup cette auteure dont j’avais apprécié Elle s’appelait Sarah et Le voisin. Elle sait doser le suspens avec une maîtrise folle. Ici, le thème est un peu différent, autour du mariage de sa fille, une femme subit les tyrannies de sa propre belle mère. Un humour un peu noir !

Eric-Emmanuel Schmitt, La part de Reine : Auteur dont j’ai entendu beaucoup de bien. J’avais acheté Oscar et la dame rose, il y a longtemps déjà, sans encore jamais avoir pris le temps de le lire (mais il faut dire que le sujet n’était pas très gai). Dans cette nouvelle, Clovis, un SDF partage sa vie avec sa chienne Reine et se lie d’amitié avec un jeune garçon (le narrateur). Au début, j’étais assez prise par le récit mais j’ai un peu décroché sur la fin.

Frank Thilliez, Gabrielle : Coup de cœur, incontestablement la nouvelle que j’ai préféré. Un homme et sa femme Gabrielle, surnommé « le couple grizzli », ont l’habitude de venir observer les ours depuis plusieurs années, notamment en cette période où les saumons remontent la rivière. Mais cette année, les poissons tardent à remonter et les ours, affamés, deviennent de plus en plus menaçants et imprévisibles. Une écriture limpide et une tension qui grimpe au fil des pages, tout ce que j’aime. J’ai vu que l’auteur avait gagné plusieurs prix pour son polar La chambre des morts. Piste à creuser pour une prochaine lecture.

Bernard Weber, Langouste Blues : Une nouvelle animalière écrite du point de vue d’une langouste qui se fait capturer pour être mangée. Très chouette et assez drôle. Moi qui n’ai jamais lu un seul livre de Werber, çà m’a donné envie de découvrir sa trilogie Les fourmis.

Alors, il faut le dire, le format de la nouvelle étant bien respecté, les dénouements surprennent le lecteur (comprendre : en gros, çà dézingue pas mal). C’est assez rapide et plaisant à lire et, même si l’ensemble ne casse pas trois pattes à un canard, pour 5 euros pour les Restos, on ne va pas trop chipoter…

Note : *****

Bébé Boum de Josée Bournival

bebe boum

Alors que la rentrée n’est plus qu’un lointain souvenir, que les feuilles d’automne se ramassent à la pelle et que l’on se tâte sérieusement à rallumer le chauffage, voici un petit retour sur une de mes dernières lectures de vacances. Quelque chose de léger, prêté par une bonne âme abonnée à France Loisirs (même si par principe, je ne suis pas du tout fan du concept de France Loisirs, j’ai embarqué le bouquin sans trop rechigner… aucun principe la fille…)

Alors, Bébé Boum, le pitch ?

Lili, enceinte pour la première fois, imagine ses neufs prochains mois comme un conte de fées. Pour Esther, c’est plus délicat… Elle attend un petit troisième d’un mari… vasectomisé ! Ce n’est pas mieux pour Frédérique : comment savoir lequel de ses deux amants est le père ? Pour Jeannine, en revanche, une nouvelle grossesse serait une indispensable rédemption…
Quatre femmes, quatre personnalités, pour un enchaînement de situations savoureuses, de sautes d’hormones cocasses et de rebondissements incessants !

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Un avion sans elle de Michel Bussi

Voici un livre que j’avais de nombreuses fois vu en rayon, pris puis reposé et finalement repris en me disant que çà ferait une très bonne lecture de vacances !

avion sans elle

Ce qu’en dit la 4ème de couverture ?

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Et bien, petite surprise pour moi qui n’avait pas lu le résumé en entier (je m’étais arrêtée à chaque fois aux 2 familles qui se disputent), il s’agit avant tout d’un polar, un genre que je n’avais plus trop lu depuis quelques années.  Lire la suite

Une place à prendre de J.K Rowling

Voici un livre que j’avais reçu à Noël dernier et que j’ai enfin pu lire :

place prendre

A vrai dire, je découvre J.K Rowling, n’étant pas vraiment familière de la saga Harry Potter, en dehors des adaptations cinématographiques (sachant que je n’ai pas vu tous les films et parfois dans le désordre… )

Alors quid de ce livre ?

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…

Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes se révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Bon j’avoue que j’ai été assez décontenancée par le contenu de ce livre. Je m’attendais à un récit nettement plus comique où l’humour anglais ferait mouche à chaque réplique, un peu dans la même veine que le film Joyeuses Funérailles… et bien, pas du tout.

A vrai dire, ce livre m’a filé un peu le bourdon. Sur la 4ème de couverture, mes yeux avaient un peu glissés devant le terme « tragédie », et pourtant, c’est bien çà, alors que j’étais plus partie sur une comédie dramatique.

Pagford est une commune coquette, voisine de la cité miteuse des Champs de Yarvil, chacune regorgeant de sordides histoires de famille. Tromperies, adoption, viol, inceste, père de famille violent qui tabasse femme et enfants… de lourds secrets qui vont être révélés suite au décès d’un notable, Barry Fairbrother, personnalité à la fois aimée et décriée par la communauté.

On suit la vie des différentes familles de Pagford et de la cité des champs, qu’il s’agisse des parents, grands parents ou encore des enfants adolescents qui fréquentent le même établissement scolaire.

Une histoire qui montre qu’on ne connait pas totalement ses voisins, notamment ce qui se passe dans chaque foyer une fois les portes et volets fermés.

Alors oui, c’est très bien écrit, l’histoire tient bien la route, mais c’était tellement loin et sombre de ce à quoi je m’attendais, que je ne sais pas si je le conseillerai à mes proches.

Note : *****

Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

Voici un titre que j’avais mis dans ma liste de livres depuis bien longtemps (au même titre que Moby Dick et Belle du seigneur que j’essaierai de lire un jour…) et que j’ai trouvé par hasard au détour d’un rayon de la Fn*c.

bucher vanités

Quelle est l’histoire ?

Et bien cela change, mais je me suis lancée dans ce livre, sans trop savoir de quoi tout cela retournait, vu qu’il n’y avait pas de résumé, juste des critiques très élogieuses sur le caractère indispensable de l’ouvrage.

On suit la descente aux enfers du personnage de Sherman McCoy, un trader de Wall Street qui vit sur Park Avenue et se prend un peu pour le nombril du monde. Tellement, qu’il s’est d’ailleurs auto proclamé « Maître de l’Univers », vu qu’il brasse des millions de dollars quotidiennement. Sherman trompe sa femme avec la magnifique et impétueuse Maria, jeunette arriviste mariée à un vieux riche libidineux Arthur Ruskin. Mais un jour, en ramenant sa maitresse de l’aéroport, le couple adultère se perd dans le Bronx avec sa grosse Mercedes et renverse un jeune noir. Paniqués à l’idée d’être agressés et dépouillés dans ce quartier mal famé, les 2 compères prennent la fuite.

Voilà le point de départ d’où vont converger les destinées des différents protagonistes de l’histoire. Car cet accident va être instrumentalisé pour servir les desseins des politiques en place. Sur fond de ré-élections, de jeux de pouvoir et d’argent, Sherman McCoy va voir sa douce existence se désintégrer, le tout savamment orchestré par la presse et les médias.

On suivra ainsi Peter Fallow, journaliste mondain en perte de vitesse et qui a sombré dans l’alcoolisme, prendre cette affaire à bras le corps et déclencher une vraie vindicte journalistique, sous la houlette de personnages plus influents que lui. De même, Larry Kramer, un substitut du procureur aigri et frustré de travailler dans le Bronx tout en vivant dans un clapier de Manhattan, aura une large place dans l’histoire. Envieux de la richesse qu’il entrevoit mais dont il ne profite pas dans son quartier, il tentera lui aussi de combattre son complexe d’infériorité en se démenant à la barre pour faire plonger Sherman McCoy.

Sur fond de brassage multi ethnique, de racisme latent, d’écarts de classes sociales, ce livre se veut dense et foisonnant et dresse un portrait sans concession du New York des années 80 – 90. Il pointe également les travers de la machine judiciaire, véritable broyeur humain, notamment quand il y  a de gros enjeux médiatiques et politiques.

Mais çà a mis tellement de temps à démarrer (pour tout dire, je l’ai traîné sur plusieurs semaines et n’ai vraiment accroché que vers la 350ème page) que je vais surement le remiser au fond de ma bibliothèque…

Note : *****

Dôme de Stephen King

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C’est par le truchement d’une affiche publicitaire dans le RER que je suis revenue à Stephen King.
Stephen King, l’auteur de mon adolescence ! Celui qui m’a tenue des nuits éveillée à tourner frénétiquement des pages et des pages à la lueur de ma lampe de chevet. Ah Marche ou crève !! Running Man !! Cujo, Carrie & consort….

Alors quand j’ai vu cette affiche pour Dôme, sa phrase d’accroche,  j’ai plongé… plongé dans les quelques 800 pages du 1er tome (suivies de peu par les autres 800 pages du 2nd tome).
Et tout çà pour quoi ? Bah pour pas grand chose en fait…

Le pitch qui m’a fait saliver ?
Un beau matin, une petite ville (Chester Mill aux États-Unis) se réveille sous un Dôme gigantesque, coupée du reste du monde. Au fil des pages, dans un déluge plus ou moins sanglant, on assiste aux répercussions de cette apparition sur les moults habitants qui prennent rapidement conscience de leur sort (ils sont piégés quoi). Et cette situation électrique va attiser les petites guéguerres de voisinage déjà existantes. Certains, plus ambitieux que d’autres, essaieront de profiter de la situation en quête de pouvoir, en faisant régner sous le dôme la loi du plus fort, d’autres tenteront de survivre mais aussi résoudre l’énigme de ce fameux dôme.

J’avoue que ce qui m’a attirée principalement, c’est le côté apocalyptique de l’histoire, un peu comme on aime regarder les films catastrophes. Alors, alors, oui, on retrouve les marottes du maitre King à savoir du sang qui gicle dans tous les sens, de la bouillasse de chairs, et ce, dès les toutes premières pages. Du meurtre à la pelle, des injustices à foison. Mais aussi un héros fort et charismatique qui réussit à mettre en place une rébellion contre le système.

Dôme est à la fois (dans le 1er tome), une critique de la société, de la télé réalité, de la place de la religion, de la bêtise des élites pensantes ainsi que du vice présent (ou non) en chacun de nous quand on est dominé par son seul instinct de survie. Mais il y a aussi (davantage dans le tome 2) une large place accordée au fantastique. Et c’est un peu là que le bât blesse. Car sans trop vouloir en révéler, la dimension fantastique de Dôme m’a laissée un peu sur ma faim et la chute du livre est un peu facile.

Déçue est un piètre mot pour vous dire mon ressenti sur ce livre….
Pourtant j’adore, je surkiffe le « page-turner ». Alors oui, j’ai lu les 2 tomes, pressée de savoir la fin, mais la mayonnaise n’a pas du tout pris… Je me suis perdue (et ennuyée) dans les multiples histoires de tous ces habitants, je n’ai pas adhéré au final fantastico grand-guignolesque et j’ai vite été saturée à force de triplette « bite-nichon-couilles ».

Alors je m’interroge. Suis-je trop vieille pour lire du Stephen King ? Est-ce que Dôme n’était vraiment pas sa meilleure mouture ? En tout cas, çà ne m’a pas envie de poursuivre avec d’autres de ses oeuvres.

Et pour la petite histoire, il faut savoir que Stephen King avait commencé à écrire Dôme (Under the Dome) en 1976 avant d’abandonner le projet pour le reprendre en 2007. Une adaptation TV sera prochainement diffusée en juin 2013 : http://fr.wikipedia.org/wiki/Under_the_Dome_%28s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e%29

Note : *****