La voleuse de livres de Markus Zusak

Difficile de venir alimenter mon blog, laissé à l’abandon faute de réussir à terminer le moindre livre depuis des mois et des mois.

Et pourtant, au milieu de ce désert littéraire, parsemé, ici et là, de nombreux ouvrages commencés puis lâchement abandonnés, j’ai eu le bonheur de faire une jolie découverte. La voleuse de livres, un livre fort dont j’avais entendu parlé il y a longtemps, sans pour autant avoir eu envie de m’y mettre…. et je suis bien contente d’avoir, finalement, franchi le pas  !

 voleuse livres

Qu’en dit la 4ème de couverture ?

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois, la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ? Ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de Livres.

Dès les 1ères pages, le ton est donné. L’histoire est racontée du point de vue de la Mort et c’est plutôt déroutant, puisqu’elle nous apostrophe, et assez paradoxalement, réussit à nous fait sourire. Enfin, seulement un temps, car on est rapidement happés par la noirceur de son récit. Car la Mort qui nous raconte son quotidien pendant la seconde guerre mondiale, c’est loin d’être une franche partie de rigolade…  Lire la suite

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T’as le blues, baby ? de Alessandra Sublet

Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les émissions de France 5 ?? Après Les Maternelles, c’est aussi le grand kif pour C à vous, l’émission présentée par Alessandra Sublet. J’aime sa fraîcheur, j’aime sa gouaille, j’aime qu’elle assume de dire parfois des énormités mille fois plus grosses qu’elle.

Alors, quand j’ai vu qu’elle avait écrit un livre sur le baby blues, ni une, ni deux, je me suis jetée dessus comme la pauvreté sur le monde.

Blues baby

Le résumé ?

A bien y réfléchir, je pense que mon baby blues a commencé avant même la naissance de ma fille. Devant un étalage de pommes très exactement. A un moment, tu ne sais pas pourquoi, tu commences à te prendre la tête pour des trucs complètement débiles. Ce jour-là, on était au supermarché et mon homme n’avait pas choisi les bonnes pommes. Ce n’était pas les pommes que je voulais. Et je me suis mise à pleurer comme une madeleine. Mais après l’accouchement, en retrouvant le sommeil et ma ligne, enfin familiarisée avec les gestes et toute cette logistique compliquée de la parfaite jeune maman, je pensais le baby blues chassé à jamais. le me disais que voilà, ça avait été un moment difficile à passer et qu’à présent, j’allais à nouveau croquer la vie à pleines dents. Tu parles !

Alors une bonne idée d’avoir cédé aux sirènes du marketing ?

Et bien, pour une fois, OUI !! Le livre correspond exactement à ce que j’attendais : du perso, du parlé vrai, sans langue de bois, sans embellissement stylistique ou narratif. Quand on lit le livre, on a l’impression que c’est Alessandra qui nous parle en face en face et çà fait du bien !

Les anecdotes narrant la découverte du +++ après de multiples tests de grossesse ou encore l’épisode des visites sans fin à la maternité après l’arrivée de bébé sont de vrais miroirs. Cette femme, cette maman complètement chamboulée, c’est nous !

L’auteure parle de son baby-blues sans faux semblant et n’hésite pas mouiller le maillot en racontant des épisodes peu glorieux, ses sentiments ambigus et ses instants de loose où elle est complètement paumée avec l’arrivée de sa fille.

Chaque mot est une délectation, j’ai savouré et aimé les différents passages du livre avec tantôt une pointe de nostalgie, d’amusement ou cette impression de lire ce que j’avais vécu moi même avec la naissance de ma 1ère.

Vraiment, c’est un petit livre que je conseille à toutes les mamans durant leur grossesse, qui pourra peut être les aider à déculpabiliser ou prendre un peu de recul dans les moments un peu critiques. Pour dire, je pense que je le relirai avant d’accoucher.

Car oui, c’est un livre qui se lit assez rapidement tout de même. Pas que je m’attendais à ce que çà me tienne une semaine, mais le gros reproche de cet ouvrage, c’est son format avec une mise en page ultra aérée, on compte une page blanche pour une page écrite, le corps de texte est hyper gros. La 1ère fois que je l’ai feuilleté, j’ai eu l’impression d’un gros vide et de m’être faite un peu pigeonnée compte tenu du prix (18 euros tout de même)… Alors qu’avec une meilleure mise en page, on aurait pu le réduire à une taille plus adaptée, et du coup, diminuer son prix… Mais je pense que c’est un choix davantage imputable à l’éditeur qu’à l’auteure.

Note :  *****