Une place à prendre de J.K Rowling

Voici un livre que j’avais reçu à Noël dernier et que j’ai enfin pu lire :

place prendre

A vrai dire, je découvre J.K Rowling, n’étant pas vraiment familière de la saga Harry Potter, en dehors des adaptations cinématographiques (sachant que je n’ai pas vu tous les films et parfois dans le désordre… )

Alors quid de ce livre ?

Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…

Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes se révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Bon j’avoue que j’ai été assez décontenancée par le contenu de ce livre. Je m’attendais à un récit nettement plus comique où l’humour anglais ferait mouche à chaque réplique, un peu dans la même veine que le film Joyeuses Funérailles… et bien, pas du tout.

A vrai dire, ce livre m’a filé un peu le bourdon. Sur la 4ème de couverture, mes yeux avaient un peu glissés devant le terme « tragédie », et pourtant, c’est bien çà, alors que j’étais plus partie sur une comédie dramatique.

Pagford est une commune coquette, voisine de la cité miteuse des Champs de Yarvil, chacune regorgeant de sordides histoires de famille. Tromperies, adoption, viol, inceste, père de famille violent qui tabasse femme et enfants… de lourds secrets qui vont être révélés suite au décès d’un notable, Barry Fairbrother, personnalité à la fois aimée et décriée par la communauté.

On suit la vie des différentes familles de Pagford et de la cité des champs, qu’il s’agisse des parents, grands parents ou encore des enfants adolescents qui fréquentent le même établissement scolaire.

Une histoire qui montre qu’on ne connait pas totalement ses voisins, notamment ce qui se passe dans chaque foyer une fois les portes et volets fermés.

Alors oui, c’est très bien écrit, l’histoire tient bien la route, mais c’était tellement loin et sombre de ce à quoi je m’attendais, que je ne sais pas si je le conseillerai à mes proches.

Note : *****

Publicités

Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

Voici un titre que j’avais mis dans ma liste de livres depuis bien longtemps (au même titre que Moby Dick et Belle du seigneur que j’essaierai de lire un jour…) et que j’ai trouvé par hasard au détour d’un rayon de la Fn*c.

bucher vanités

Quelle est l’histoire ?

Et bien cela change, mais je me suis lancée dans ce livre, sans trop savoir de quoi tout cela retournait, vu qu’il n’y avait pas de résumé, juste des critiques très élogieuses sur le caractère indispensable de l’ouvrage.

On suit la descente aux enfers du personnage de Sherman McCoy, un trader de Wall Street qui vit sur Park Avenue et se prend un peu pour le nombril du monde. Tellement, qu’il s’est d’ailleurs auto proclamé « Maître de l’Univers », vu qu’il brasse des millions de dollars quotidiennement. Sherman trompe sa femme avec la magnifique et impétueuse Maria, jeunette arriviste mariée à un vieux riche libidineux Arthur Ruskin. Mais un jour, en ramenant sa maitresse de l’aéroport, le couple adultère se perd dans le Bronx avec sa grosse Mercedes et renverse un jeune noir. Paniqués à l’idée d’être agressés et dépouillés dans ce quartier mal famé, les 2 compères prennent la fuite.

Voilà le point de départ d’où vont converger les destinées des différents protagonistes de l’histoire. Car cet accident va être instrumentalisé pour servir les desseins des politiques en place. Sur fond de ré-élections, de jeux de pouvoir et d’argent, Sherman McCoy va voir sa douce existence se désintégrer, le tout savamment orchestré par la presse et les médias.

On suivra ainsi Peter Fallow, journaliste mondain en perte de vitesse et qui a sombré dans l’alcoolisme, prendre cette affaire à bras le corps et déclencher une vraie vindicte journalistique, sous la houlette de personnages plus influents que lui. De même, Larry Kramer, un substitut du procureur aigri et frustré de travailler dans le Bronx tout en vivant dans un clapier de Manhattan, aura une large place dans l’histoire. Envieux de la richesse qu’il entrevoit mais dont il ne profite pas dans son quartier, il tentera lui aussi de combattre son complexe d’infériorité en se démenant à la barre pour faire plonger Sherman McCoy.

Sur fond de brassage multi ethnique, de racisme latent, d’écarts de classes sociales, ce livre se veut dense et foisonnant et dresse un portrait sans concession du New York des années 80 – 90. Il pointe également les travers de la machine judiciaire, véritable broyeur humain, notamment quand il y  a de gros enjeux médiatiques et politiques.

Mais çà a mis tellement de temps à démarrer (pour tout dire, je l’ai traîné sur plusieurs semaines et n’ai vraiment accroché que vers la 350ème page) que je vais surement le remiser au fond de ma bibliothèque…

Note : *****