Bébé Boum de Josée Bournival

bebe boum

Alors que la rentrée n’est plus qu’un lointain souvenir, que les feuilles d’automne se ramassent à la pelle et que l’on se tâte sérieusement à rallumer le chauffage, voici un petit retour sur une de mes dernières lectures de vacances. Quelque chose de léger, prêté par une bonne âme abonnée à France Loisirs (même si par principe, je ne suis pas du tout fan du concept de France Loisirs, j’ai embarqué le bouquin sans trop rechigner… aucun principe la fille…)

Alors, Bébé Boum, le pitch ?

Lili, enceinte pour la première fois, imagine ses neufs prochains mois comme un conte de fées. Pour Esther, c’est plus délicat… Elle attend un petit troisième d’un mari… vasectomisé ! Ce n’est pas mieux pour Frédérique : comment savoir lequel de ses deux amants est le père ? Pour Jeannine, en revanche, une nouvelle grossesse serait une indispensable rédemption…
Quatre femmes, quatre personnalités, pour un enchaînement de situations savoureuses, de sautes d’hormones cocasses et de rebondissements incessants !

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T’as le blues, baby ? de Alessandra Sublet

Je vous ai déjà parlé de ma passion pour les émissions de France 5 ?? Après Les Maternelles, c’est aussi le grand kif pour C à vous, l’émission présentée par Alessandra Sublet. J’aime sa fraîcheur, j’aime sa gouaille, j’aime qu’elle assume de dire parfois des énormités mille fois plus grosses qu’elle.

Alors, quand j’ai vu qu’elle avait écrit un livre sur le baby blues, ni une, ni deux, je me suis jetée dessus comme la pauvreté sur le monde.

Blues baby

Le résumé ?

A bien y réfléchir, je pense que mon baby blues a commencé avant même la naissance de ma fille. Devant un étalage de pommes très exactement. A un moment, tu ne sais pas pourquoi, tu commences à te prendre la tête pour des trucs complètement débiles. Ce jour-là, on était au supermarché et mon homme n’avait pas choisi les bonnes pommes. Ce n’était pas les pommes que je voulais. Et je me suis mise à pleurer comme une madeleine. Mais après l’accouchement, en retrouvant le sommeil et ma ligne, enfin familiarisée avec les gestes et toute cette logistique compliquée de la parfaite jeune maman, je pensais le baby blues chassé à jamais. le me disais que voilà, ça avait été un moment difficile à passer et qu’à présent, j’allais à nouveau croquer la vie à pleines dents. Tu parles !

Alors une bonne idée d’avoir cédé aux sirènes du marketing ?

Et bien, pour une fois, OUI !! Le livre correspond exactement à ce que j’attendais : du perso, du parlé vrai, sans langue de bois, sans embellissement stylistique ou narratif. Quand on lit le livre, on a l’impression que c’est Alessandra qui nous parle en face en face et çà fait du bien !

Les anecdotes narrant la découverte du +++ après de multiples tests de grossesse ou encore l’épisode des visites sans fin à la maternité après l’arrivée de bébé sont de vrais miroirs. Cette femme, cette maman complètement chamboulée, c’est nous !

L’auteure parle de son baby-blues sans faux semblant et n’hésite pas mouiller le maillot en racontant des épisodes peu glorieux, ses sentiments ambigus et ses instants de loose où elle est complètement paumée avec l’arrivée de sa fille.

Chaque mot est une délectation, j’ai savouré et aimé les différents passages du livre avec tantôt une pointe de nostalgie, d’amusement ou cette impression de lire ce que j’avais vécu moi même avec la naissance de ma 1ère.

Vraiment, c’est un petit livre que je conseille à toutes les mamans durant leur grossesse, qui pourra peut être les aider à déculpabiliser ou prendre un peu de recul dans les moments un peu critiques. Pour dire, je pense que je le relirai avant d’accoucher.

Car oui, c’est un livre qui se lit assez rapidement tout de même. Pas que je m’attendais à ce que çà me tienne une semaine, mais le gros reproche de cet ouvrage, c’est son format avec une mise en page ultra aérée, on compte une page blanche pour une page écrite, le corps de texte est hyper gros. La 1ère fois que je l’ai feuilleté, j’ai eu l’impression d’un gros vide et de m’être faite un peu pigeonnée compte tenu du prix (18 euros tout de même)… Alors qu’avec une meilleure mise en page, on aurait pu le réduire à une taille plus adaptée, et du coup, diminuer son prix… Mais je pense que c’est un choix davantage imputable à l’éditeur qu’à l’auteure.

Note :  *****

Ces neufs mois-là de Myriam Szejer

« Une approche psychanalytique de la grossesse et de la naissance »

Ces 9 mois la

En tant que spectatrice assidue de l’émission Les Maternelles sur France 5 durant ma grossesse, voici l’une des bibles recommandées par Nathalie Le Breton… Par chance, ma sage femme l’ayant à disposition dans sa bibliothèque, j’ai pu me le procurer gracieusement et me faire ma propre idée.

Petit point sur la 4ème de couverture ?

Accompagner dans leur aventure les femmes enceintes, mettre en commun leur expérience de psychanalyste pédopsychiatre et de gynécologue accoucheur, telle est la démarche entreprise par les auteurs.

Pour qu’un enfant naisse, il faut être trois, disent-ils : le père, la mère et l’enfant. Sans ces 3 désirs, il n’y aurait pas de naissance. Mais ces désirs sont souvent porteurs d’ambivalences, d’angoisses, comme ils sont porteurs d’espoirs. Ils sont liés à l’histoire de chacun, au passé familial, au lien à la mère, à l’attitude du père. Cette aventure va du projet d’enfant à la gestation, de la naissance à ce qu’on appelle aujourd’hui le baby-blues (la dépression du post-partum).

On trouvera ici une riche moisson de réflexions et d’observations susceptibles de fournir aux mères des repères rassurants et de mieux les aider à accoucher d’elles-mêmes en même temps qu’à mettre au monde leur enfant, à ne pas se sentir coupables de « pensées parasites » qui les troublent et qui sont partagées par presque toutes les mères.

Ici, il ne s’agit pas du classique guide usuel de la grossesse expliquant son déroulement à travers les différentes étapes biologiques et physiologiques, semaine après semaine. C’est une approche plus théorique accordant une place centrale à l’aspect psychologique, pour ne pas dire psychanalytique, quand les réponses biologiques sont insuffisantes, tant sur le plan de la conception (ou de la stérilité), de la grossesse (ou déni de grossesse), de l’accouchement puis des suites de couches (avec notamment le baby blues).

L’analyse débute avant la grossesse en elle même en évoquant l’importance du passé de la mère et du père et de son impact sur leur devenir et leur positionnement en tant que parents. Il aborde ensuite la notion de « préhistoire » de l’enfant qui grandit dans un bain de langage et se construit en partie sur tout ce qui a été dit sur / de lui avant et depuis sa conception.

Le livre cherche à aborder la plupart des désirs, des ambivalences, des craintes et des doutes inhérents à la grossesse aussi bien chez la mère, mais aussi du côté du père. L’auteur souligne également les écarts entre le suivi médical et de ses protocoles généralistes vs les besoins et l’affect des parents.

Bien que le texte soit un peu plus ardu que les romans que je lis d’habitude, çà ne fait pas de mal de renouer avec des lectures plus théoriques.

Note : *****