13 à table ! Collectif au profit des Restos du coeur

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Pioufff… Des semaines, que dis-je ! Des mois que ce pauvre blog est laissé à l’abandon et croupit sous une abondante couche de poussière. « Liberté d’expression j’écris ton nom » que je scandais dans mon dernier post, encore faudrait-il prendre le temps de se saisir de son clavier…

Et pour vous parler de quoi en plus ? D’un petit livre qui n’est pas vraiment le dernier Goncourt, mais qui n’est tout de même pas complètement dénué de qualités.

13 à table ! donc, un petit recueil de nouvelles écrites par des auteurs très connus (et gros vendeurs) au profit des Restos du cœur. Alors oui, c’est hyper marketing, mais en même temps, c’est bien le but avoué. Mais c’est aussi une bonne occasion (au delà de la BA en elle-même) de découvrir de nouveaux auteurs (« nouveaux » dans le sens où l’on n’a pas forcément lu quelque chose d’eux). 13 plumes écrivant chacune une nouvelle sur le thème de la table / du repas. Et l’avantage de la nouvelle, c’est qu’en une vingtaine de pages, on peut se faire une idée du style et de l’univers de l’auteur, sans devoir se coltiner 500 pages barbantes.

Et la 4ème de couv dans tout çà ?

13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

13 repas à déguster sans modération, alors à table !

Pour être franche, l’ensemble est assez inégal. Certains auteurs n’ont pas tout a fait joué le jeu sur le thème du repas,  je pense notamment aux nouvelles de Guillaume Musso et de Marc Levy. Bon, je sais qu’il est de bon ton de cracher sur le dos de Marc Levy en disant qu’il écrit de la soupe, mais il a tellement sauvé mes interminables trajets Paris-Limoges quand j’étais étudiante, que je ne peux définitivement pas dire du mal de ses livres. A l’époque, ses écrits répondaient à ce que je cherchais : un shoot de comédie romantique avec une légère intrigue, de bons sentiments et une fin plaisante. Mais là, même si en soi, sa nouvelle sur le conflit au proche-orient est bien faite, elle est un peu à part dans ce recueil.

Françoise Bourdin, Olympe et Tatan : Je ne connaissais pas du tout cette auteure, qui pourtant trône en bonne place dans la bibliothèque de Belle Maman. Repas de Noel qui réunit pour la seule fois de l’année, les membres d’une famille qui se détestent cordialement. Bon, ce n’était pas ma préférée, pas trop ma tasse de thé.

Maxime Chattam, Maligne : Maître incontesté de l’horreur, je ne connaissais pas du tout son style et, finalement, j’aime beaucoup. Un homme obèse va se confier à un psy car il pense être possédé par la nourriture depuis qu’il a avalé une friandise en forme de petit diablotin. C’est frissonnant et glaçant à souhait. Mais je me demande si le style très noir de l’auteur n’a été un peu bridé pour plaire au plus grand nombre…

Alexandra Lapierre, Nulle, nullissime en cuisine ! : Une femme nulle de chez nulle en cuisine se retrouve dans une situation assez rocambolesque à cuisiner pour le patron de son mari. C’est assez drôle avec une fin carrément tirée par les cheveux, mais l’auteure doit être agréable à lire sur un roman.

Agnès Ledig, Un petit morceau de pain : Un petit garçon, dont la mère célibataire lui donne une éducation assez stricte, se voit offrir une petit morceau de pain dans la rue par un inconnu. Sa vie ainsi que celle de sa mère vont être bouleversées par cet homme généreux et ce fameux petit morceau de pain. Une nouvelle qui se lit bien, mais que j’ai trouvé un poil fade…

Gilles Legardinier, Mange le dessert d’abord : Pas vraiment une nouvelle, mais plutôt des anecdotes personnelles racontées par l’auteur. Le récit est plutôt drôle. J’ai entendu beaucoup de bien de ses livres, à voir, car là, c’est difficile de se faire une idée…

Pierre Lemaître, Une initiative : Un octogénaire veuf invite sur un coup de tête, sa nièce et ses enfants à dîner. Mais ce n’est qu’après coup qu’il se rend compte de la difficulté de mettre en place ce repas, lui même étant peu habitué à se faire à manger.

Guillaume Musso, Fantôme : Une femme policier sur le point de mourir pourchasse le fantôme d’un jeune médecin assassiné ! Intrigue policière avec une fin coup de poing, un peu éloignée du thème du repas cependant…

Jean-Marie Perrier, Jules et Jim : Jules, qui a bien réussi sa vie et qui frime pas mal, invite le temps d’une soirée ses amis, dont Jim, un ami de jeunesse avec lequel il est en froid depuis plusieurs années. Là aussi, je ne connaissais pas cet auteur. C’est parfois un peu redondant mais pas déplaisant.

Tatiana de Rosnay, Le Parfait : j’aime beaucoup cette auteure dont j’avais apprécié Elle s’appelait Sarah et Le voisin. Elle sait doser le suspens avec une maîtrise folle. Ici, le thème est un peu différent, autour du mariage de sa fille, une femme subit les tyrannies de sa propre belle mère. Un humour un peu noir !

Eric-Emmanuel Schmitt, La part de Reine : Auteur dont j’ai entendu beaucoup de bien. J’avais acheté Oscar et la dame rose, il y a longtemps déjà, sans encore jamais avoir pris le temps de le lire (mais il faut dire que le sujet n’était pas très gai). Dans cette nouvelle, Clovis, un SDF partage sa vie avec sa chienne Reine et se lie d’amitié avec un jeune garçon (le narrateur). Au début, j’étais assez prise par le récit mais j’ai un peu décroché sur la fin.

Frank Thilliez, Gabrielle : Coup de cœur, incontestablement la nouvelle que j’ai préféré. Un homme et sa femme Gabrielle, surnommé « le couple grizzli », ont l’habitude de venir observer les ours depuis plusieurs années, notamment en cette période où les saumons remontent la rivière. Mais cette année, les poissons tardent à remonter et les ours, affamés, deviennent de plus en plus menaçants et imprévisibles. Une écriture limpide et une tension qui grimpe au fil des pages, tout ce que j’aime. J’ai vu que l’auteur avait gagné plusieurs prix pour son polar La chambre des morts. Piste à creuser pour une prochaine lecture.

Bernard Weber, Langouste Blues : Une nouvelle animalière écrite du point de vue d’une langouste qui se fait capturer pour être mangée. Très chouette et assez drôle. Moi qui n’ai jamais lu un seul livre de Werber, çà m’a donné envie de découvrir sa trilogie Les fourmis.

Alors, il faut le dire, le format de la nouvelle étant bien respecté, les dénouements surprennent le lecteur (comprendre : en gros, çà dézingue pas mal). C’est assez rapide et plaisant à lire et, même si l’ensemble ne casse pas trois pattes à un canard, pour 5 euros pour les Restos, on ne va pas trop chipoter…

Note : *****

Les apparences de Gillian Flynn

les apparences gillian flynn

Alors que le marathon promotionnel de Gone Girl de David Fincher bat son plein et qu’il est quasi impossible de passer à côté des bandes annonces du film (et de la tête de chien battu de Ben Affleck), une question m’obsède jour et nuit : A-t-il oui ou non tué sa femme dans le film ?
Pour assouvir ma curiosité, je me suis précipitée dans le premier cinéma ouvert, je me suis rabattue sur le livre dont l’histoire est tirée, Les apparences de Gillian Flynn donc, dont on entend beaucoup de bien (sur le blog de Caro par exemple).

Mais quelle est l’histoire justement ?

Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes.

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Un avion sans elle de Michel Bussi

Voici un livre que j’avais de nombreuses fois vu en rayon, pris puis reposé et finalement repris en me disant que çà ferait une très bonne lecture de vacances !

avion sans elle

Ce qu’en dit la 4ème de couverture ?

23 décembre 1980. Un crash d’avion dans le Jura. Une petite libellule de 3 mois tombe du ciel, orpheline. Deux familles que tout oppose se la disputent. La justice tranche : elle sera Émilie Vitral. Aujourd’hui, elle a 18 ans, la vie devant elle mais des questions plein la tête. Qui est-elle vraiment ?

Dix-huit ans que Crédule Grand-Duc, détective privé, se pose la même question. Alors qu’il s’apprête à abandonner, la vérité surgit devant ses yeux, qu’il referme aussitôt, assassiné.

Il ne reste plus qu’un vieux carnet de notes, des souvenirs, et Marc, son frère, pour découvrir la vérité…

Et bien, petite surprise pour moi qui n’avait pas lu le résumé en entier (je m’étais arrêtée à chaque fois aux 2 familles qui se disputent), il s’agit avant tout d’un polar, un genre que je n’avais plus trop lu depuis quelques années.  Lire la suite